Les premiers Rafale Marine
Article paru en décembre 2000


La Marine Nationale entre dans une nouvelle aire, avec l’arrivée du Rafale. Ce chasseur de 4éme génération nécessite une adaptation de la part de l’Aéronavale, qui passe du F-8 Crusader à une machine ultra moderne.

Le lundi 4 décembre 2000, les 2 premiers Rafale (M2 et M3) sont arrivés sur la Base de l'Aéronautique Navale de Landivisiau. La base a du faire peau neuve pour accueillir les Rafale, afin d'optimiser leur maintenance autant que leur utilisation.

Après des retards consécutifs, les Rafale M succéderont dans un premier temps aux Crusader de la Flottille 12F, dissoute en 1999 (voir article), aux Etendard IVP de l'ancienne Flottille 16F et enfin aux deux flottilles de Super Etendard (11F et 17F).

A terme, ce seront 60 Rafale qui seront livrés à l'aéronavale dont Six (standard LF1) en 2001. Cette arrivée tant attendue a permit de reconstituer la Flottille 12F après un an et demie de veille. Le Rafale M1, premier de série sera conservé quelques années par Dassault Aviation pour les développements des futurs standards.

Le standard "LF1" (post F1) limite les capacités du Rafale au tir de missile air-air à courte portée Magic II, utilisé auparavant par les F-8P Crusader. Les mises à jours logiciels permettront ensuite le tir des missiles Mica EM et ER de courte et moyenne portée. Seule la Marine à opté pour le choix du premier standard, pour lui permettre de combler l'absence de protection aérienne laissée après l'arrêt de vol des F-8 Crusader en 1999. L'armée de l'Air, quant à elle réceptionnera ses Rafale directement au prochain standard.

Le standard F2 offrira une capacité accrue en interception, en attaque air-sol et air-mer, en transmission des données au groupe aérien en temps réel et en vol à basse altitude au dessus du sol.

Les infrastructures de la base ont été considérablement modifiées afin d'accueillir les nouveaux chasseurs. Les marins ont optés pour le principe d'alvéoles individuelles. Chaque alvéole est munie de son propre système incendie et son alimentation électrique individuelle afin d’isoler chaque aéronef en cas de problème.


Texte et photo : C.COSMAO
Article paru en décembre 2000







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