La dernière croisade
Article paru en décembre 1999

Décembre 1999 à marqué la fin de 35 ans de règne des F-8 Crusader dans le ciel breton. Ce chasseur pur, construits aux Etats-Unis pour les besoins de l'Aéronavale française, termine sa carrière non sans mal à la Flottille 12F, en attendant le Rafale prévu pour le remplacer d'ici quelques années.

Dès le début des années 60, l'Aéronavale cherche un nouveau chasseur pour remplacer l'Aquilon. Dassault Aviation ayant des difficultés à navaliser ses aéronefs, la France s'est naturellement tournée vers les Etats-unis. Deux chasseurs intéressent alors l'Aéronavale, le F-4 Phantom de Mc Donnell Douglas et le F-8 Crusader de Chance Vought. Rapidement, le choix du Crusader s'impose, pour son aptitude à manoeuvrer sur de petites plateformes.

De plus, la firme américaine propose à la France une version améliorée du dispositif hypersustentateur du F-8.
Son aile à incidence variable augmentée permettra à l'avion des approches plus lentes, tout en gardant une inclinaison suffisante pour que le pilote garde une bonne visibilité vers l'avant.
Le Crusader est un intercepteur pur qui correspond parfaitement aux besoins des marins. Son fort taux de roulis et sa post combustion "vitaminée" en font aussi un chasseur idéal à haute altitude. Les porte-avions français Foch et Clémenceau obtiennent, grâce à ce vecteur, une protection sérieuse.

Pour la 12F, l'adaptation à cette nouvelle monture se fait progressivement. Réputé de "Mig Killer" aux mains des américains, depuis la guerre du Vietnam, armé du redoutable missile à guidage infrarouge Sidewinder.
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AEROPRESSE MEDIA 2013